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/// La vie d’ Adèle, chapitre 1 & 2 – Abdellatif Kechiche ///

6 Oct

En avant-première, rien que pour vous..!la vie d'adèleSynopsis Télérama : La vie d’Adèle, 15 ans, se partage entre sa famille et ses amis du lycée. Convaincue qu’une fille doit être avec un garçon, elle accepte de sortir avec le séduisant Thomas avant de comprendre qu’elle n’a pas envie de lui, Sa vie bascule quand elle croise le chemin d’Emma, séduisante étudiante en arts plastiques aux fascinants cheveux bleus. Entre les deux jeunes femmes, c’est le début d’une histoire d’amour, d’abord cachée. Les années passent et Adèle construit peu à peu sa vie avec Emma et sa vie de femme, tout simplement…

Avis : 4,7 / 5 : La vie d’ Adèle, ou le film français le plus attendu de l’ année, ayant reçu une palme d’ Or exceptionnelle au nom d’ Abdellatif Kechiche évidement, mais aussi de Léa Seydoux et d’ Adèle Exarchopoulos pour leurs performances d’ actrices. Et après ces 3h de pur plaisir, on doit avouer qu’on est d’accord avec ce jury à 200% ! La vie d’ Adèle retrace l’ apprentissage sentimentale et sexuelle d’ Adèle au plus près de la vérité, car Abdellatif Kechiche va chercher les émotions au plus profond des êtres et le jeu des deux actrices est juste  bouleversant, comme rarement on a l’occasion d’en observer.  La passion entre ces deux femmes est saisi dans ce qu’il y a de plus intime, et les scènes de sexe et d’amour si crues et si belles témoignent de cette passion fusionnelle, où la fusion des corps est totale, et l’on envie cet amour incommensurable qui les unit, c’est l’amour que l’on rêve tous de vivre au moins une fois dans sa vie et qui vous marque à jamais. L’ un des plus beaux films d’amour que l’on ai vu depuis longtemps et où chacun pourra se reconnaître, un déferlement d’ émotions à l’état brut.
Maud

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/// Ciné : Grand Central – Rebecca Zlotowski ///

21 Sep

Grand centralSynopsis Télérama : Jusqu’ici, Gary a navigué à vue dans sa vie professionnelle. Rejeté par sa famille, il enchaîne les petits boulots sans réelle perspective d’avenir. Sa vie bascule quand il est embauché dans une centrale nucléaire. Il travaille au plus près des réacteurs, où les doses radioactives sont les plus fortes. Sur place, le jeune homme, volontiers frondeur, gagne enfin un peu d’argent ainsi qu’un peu de reconfort. Tandis que les radiations le contaminent progressivement, une autre forme de chimie l’irradie, puisqu’il tombe amoureux de Karole, la femme de Toni, un de ses collègues. Une romance passionnée qui pourrait bien lui coûter cher …

Léa Seydoux c’est un peu la reine de la rentrée, et quand on a vu Grand Central on comprend mieux pourquoi. Rebecca Zlotowski a relevé le pari dangereux de mettre en parallèle la toxicité du nucléaire à celle de l’ amour, et on peut confirmer que le défi a été remporté haut la main! Dans Grand Central, on y découvre le dur quotidien des ouvriers nucléaires, vivant sans cesse dans la peur de dépasser la « dose », cette fameuse « dose » de toxicité qu’il ne faut pas dépassé au risque de devoir arrêter de travailler, cette « dose » que Gary ( magnifiquement interprété par Tahar Rahim ) ne cesse de dépasser pour pouvoir rester encore un peu plus longtemps avec Karole ( Léa Seydoux ).

Les inrocks : « Toxicité conjointe de l’atome et de l’amour, fusion et fission des cœurs humains et nucléaires, emprise invisible mais irrésistible des radiations et du désir sur les corps, tel est le principe qui ronge les personnages, meut le film, émeut le spectateur. »

Tout est dit…

Grand Central est sans aucun doute le film incontournable de la rentrée cinéma

Maud

/// Ciné : Alabama Monroe – Felix Van Groeningen ///

19 Sep

Alabam MonroeSynopsis du Télérama :  » Didier, 36 ans, est joueur de banjo dans un petit groupe d’amoureux des Etats-Unis. Lorsqu’il rencontre Elise, presque dix ans plus jeune que lui et propriétaire d’un salon de tatouage, c’est le coup de foudre. Pourtant, ils ont des caractères fort différents. Lui est un romantique athée, elle une croyante qui garde les pieds sur terre. La naissance de leur fille, Maybelle, les comble de bonheur. Mais, quand à 6 ans, l’enfant tombe malade, Didier et Elise doivent surmonter une épreuve à laquelle leur amour risque de ne pas résister… »

Une histoire qui, forcément nous fait penser à « La guerre est déclarée » mais, en version plus trash cette fois ci et moins joyeuse.  Des personnages HYPER attachants et des décors magnifiques. Une histoire qui te prend par les tripes, et te retourne dans tous les sens. Alabama Monroe fait partie de ces films dont tu sors le ventre noué, et l’ esprit totalement retourné, bref un film qui te marque à jamais. Magnifique
Maud

/// Ciné : Dans la tête de Charles Swan III – Roman Coppola///

4 Sep

dans la tête de Charles Swan IIISynopsis Allociné : Graphiste réputé de Los Angeles, Charles Swan est un séducteur excentrique à qui tout a toujours souri. Mais quand son grand amour Ivana, lassé de ses frasques d’homme à femmes, met brutalement fin à leur relation, c’est tout son monde qui s’effondre.
Avec le soutien de ses fidèles amis Kirby et Saul et de sa sœur Izzy, il entreprend alors un étrange voyage d’introspection dans son imaginaire, et tente de se résigner à vivre sans Ivana.

Avis : Après le père, la fille, je voudrai le fils Coppola, dernier petit génie du cinéma de la famille. Longtemps resté dans l’ ombre, il a pourtant fait son chemin dans le milieu, en faisant, en autre, des scénarios pour le géniallisime Wes Anderson ( La vie Aquatique,  Moonrise Kingdom, Fantastic Mr Fox…), rien que ça ! Et si comme moi, vous êtes justement fan de l’ univers de ce réalisateur vous allez juste ADOREEEEEE celui de Roman Coppola. On retrouve le même esprit décalé, poétique et surréaliste. Les décors ( on plonge dans l’ Amérique bling bling des années 70 ), les costumes sont justes magnifiques, les plans sont extrêmement bien filmés et les acteurs ( certain, comme Bill Murray, étaient déjà mascottes du cinéma de Wes Andesron ) sont vraiment très bons ( notamment Patricia Arquette ). Même si le scénario est un peu faible ( il n’ ya pas véritablement d’histoire  ce qui engendre certaines longueurs), le film est drôle, esthétiquement magnifique, complétement décalé, et truffé de pastiches et d’ hommages cinéphiles. Bref : un OVNI total dans la famille Coppola, et on adore !

Note bobo : 3,8 / 5

Maud

Ciné: Jeune et Jolie – François Ozon

27 Août

jeuneetjolieJeune & Jolie, c’est un peu le film dont tout le monde parle en ce moment. Forcément, avec la prostitution adolescente en guise de sujet, le film ne pouvait que susciter l’émoi. Le synopsis est très simple: Isabelle, une jeune adolescente issue d’un milieu très aisé, décide du jour au lendemain de se prostituer. Au fur et à mesure de ses clients, on comprend qu’elle ne le fait ni pour l’argent (elle amasse son butin sans jamais le dépenser), ni pour le plaisir (les différentes scènes de sexe montrent plutôt un désintérêt pour la chose…). Et tout le film repose là dessus : pourquoi se prostitue-t-elle? François Ozon ne donne pas la réponse et laisse le choix au spectateur. Est-ce pour la provocation ?  le goût du risque ? l’envie de pimenter sa vie ? A vous de juger … Bien que le sujet du film soit choquant, le film fait preuve d’une grande subtilité. On pourrait s’attendre à des scènes crues, mais il n’en est rien. Les scènes sont suggérées, les personnages mystérieux… Et Marine Vacht, l’actrice principale, nous subjugue avec sa beauté incroyable. Attention, vous n’avez pas fini d’entendre parler d’elle.

Marine

Le cinéma en plein en air de La Villette

30 Juil

Où ? Prairie du Triangle, Parc de  La Villette, 75019 Paris – Métro : Porte de la Villette

Quand ? jusqu’ au 28 août

Combien ? Entrée gratuite

Plus d’ infos et programmation détaillée : http://www.villette.com/fr/agenda/Cinema-en-plein-air-2013.htm

Ciné-la-villette

Parce que le cinéma en plein air du parc de La Villette est un évènement incontournable de tout parisien qui a décidé (ou est contraint) de rester à Paris l’été, on a décidé de vous en dire un peu plus.

Mais avant de vous raconter, il est bon de faire un petit rappel (pour ceux qui ne connaitraient pas encore !). Le cinéma en plein air de La Villette est une véritable institution à Paris. Le principe ? Diffuser des films gratuitement sur la grande pelouse du Parc de La Villette. Et pas n’importe quel films : des petits films méconnus, aux courts métrages, en passant par des grands classiques ou bien encore des films d’animation … il y en aura pour tous les goûts !

Donc si vous avez toujours rêver de faire comme nos confrères américains, il est encore temps d’aller poser son plaid (ou de louer un transat), d’amener son pique-nique, sa bouteille de vin et de se poser pour profiter du spectacle. Personnellement, j’ai vraiment adoré le concept qui est parfait pour rester dehors les soirs de canicule. Et pour ceux qui sont retissant quant à la qualité du cinéma, sachez que le niveau sonore et visuels et la projection sont vraiment de qualité. Donc pas de panique, vous verrez et entendrez d’à peu près n’importe où!

Alors si vous êtes convaincus, sachez qu’il reste encore pleins de films à voir. Rien que cette semaine, vous avez la chance de pouvoir voir (entre autres) : Le Péril Jeune, Harvey Milk et Super 8.

Marine

/// Ciné : Electrick Children ///

24 Juil

Electrick-Children

Synopsis allociné : Rachel vit avec ses parents dans une communauté mormone de l’Utah. Le jour de ses 15 ans, elle découvre par hasard, sur un vieux magnéto, « Hanging on the telephone » interprétée par un rocker local. Rachel n’a jamais rien entendu de tel et vit ce moment comme une expérience exceptionnelle, mystique et sensuelle.Lorsque 3 mois plus tard elle est enceinte, elle soutient que c’est le fameux morceau pop rock qui en est la cause. Soucieux des convenances, ses parents tentent de la marier de force. Mais Rachel s’enfuit. Destination : Las Vegas, à la recherche du rocker, persuadée qu’il est lié au mystère de cette curieuse immaculée conception »

Le synopsis est juste dingue et m’ a tout de suite donné envie d’ aller voir ce film et je n’ ai pas été déçue! L’ histoire de cette jeune fille mormone débarquée dans un vieux squat de skatteurs et hardrocoreur à Las Vegas nous tient en haleine durant tout le film. Les plans sont divinement bien filmés, les  images sont juste à coupé le souffle et Julia Garner ( l’ actrice qui interprète Rachel ) joue à la perfection. On y découvre l’ Amérique profonde des Mormons mais aussi la vie nocturne et délurée de Las Vegas et la confrontation de ces deux univers que tout oppose est fascinant. On regrette néanmoins quelques lenteurs, mais rien que pour l’ esthétisme du film je vous conseille de courir au plus vite dans un salle de ciné pour aller le voir !

 

Maud

The Bling Ring – Sofia Coppola **

12 Juin

The-Bling-Ring-affiche

      The Bling Ring marque définitivement le grand retour de la réalisatrice la plus bobo-branchée du moment. Après son dernier film, Somewhere, au rythme très lent ( et dans lequel on ose le dire : on s’ est fait royalement chier ! ) The Bling Ring c’est juste tout le contraire : un film drôle, dynamique sarcastique et rythmée par une BO de boîte de nuit ( à coup de M.I.A et d’ Azzelia Banks )Basé sur un article paru dans le Vanity Fair ( et donc d’ une histoire vraie, c’est ça le plus flippant ! ), The Bling Ring raconte l’ histoire d’ un groupe de teenagers à Los Angeles, tellement fascinés par les peoples et les marques qu’ils traquent les célébrités pour cambrioler leurs résidence ( le butin s’ élevait tout de même à près de 3 million de dollards ! ). The Bling Ring c’est un subtil mélange entre la fascination de Coppola pour ces ados qui veulent modeler la réalité pour obtenir la vie de leurs rêves, mais surtout une dénonciation ironique de l’ absurdité de la situation qui méneront ces ados en prison sans qu’ils soient vraiment conscients de la gravité de leurs actes. Certes, l’ histoire est légère, et on comprend tout de suite où Sofia Coppola veut en venir, mais le ton employé y est juste mêlant humour et sarcasme et tout le monde en prend pour son grade ( la surabondance de l’ industrie du luxe, l’ intérieur HYPRA kitsch de la résidence de Paris Hilton, la vie dans les quartiers huppés américains… ). C’est sur que l’ on est très loin de l’ univers « girly romantique » de Virgin Suicide ou Lost in Translation, et les fans inconditionnels de Coppola vont probablement crier au scandale, car ici on est beaucoup plus proche de « Spring Breakers » ( le côté déluré et ultra violent en moins ), dans cette dénonciation très second degrè d’ une jeunesse américaine en quête de toujours plus de sensations et de possession, mais nous, on valide en tout cas ! 
Maud

Ciné : The Grandmaster – Wong Kar-Wai

12 Mai

The-Grandmaster-Affiche-France

        Après plus de 7 ans d’ absence sur les écrans et 13 ans après son chef d’ oeuvre « In the mood for love », Wong Kar-Wai nous fait un retour fracassant! L’ histoire se passe en Chine en 1936. Ip Man, maître légendaire de Wing Chun (un des divers styles de kung-fu) mène une vie prospère à Foshan où il partage son temps entre sa famille et les arts-martiaux. C’est à ce moment que le Grand maître Baosen, à la tête de l’Ordre des Arts Martiaux Chinois, cherche son successeur. Pour sa cérémonie d’adieux, il se rend à Foshan, avec sa fille Gong Er, elle-même maître du style Ba Gua et la seule à connaître la figure mortelle des 64 mains. Lors de cette cérémonie, Ip Man affronte les grand maîtres du Sud et fait alors la connaissance de Gong Er en qui il trouve son égal. Très vite l’admiration laisse place au désir et dévoile une histoire d’amour impossible. Peu de temps après, le Grand maître Baosen est assassiné par l’un de ses disciples, puis, entre 1937 et 1945, l’occupation japonaise plonge le pays dans le chaos. Divisions et complots naissent alors au sein des différentes écoles d’arts martiaux, poussant Ip Man et Gong Er à prendre des décisions qui changeront leur vie à jamais. A mi-chemin entre le récit historique et la méditation mélancolique, emblématique du cinéma du Wong Kar-Wai, The Grandmaster c’ est avant tout un film d’ une esthétique à vous coupez le souffle : les scènes de combat ( de véritable chorégrphies ) sont éblouissantes et merveilleusement bien filmées, et les ralentis, chèrs au réalisateur sont toujours au rendez-vous. Et, tout comme In the Mood For Love, The Grandmaster retrace l’ histoire d’ un amour impossible, où les héros, d’ une tristesse platonique, sont conscients qu’ils passent à côté de leur histoire..

Maud

L’ écume des jours : pour ou contre ?

5 Mai

affiche-L-Ecume-des-jours-2012-1

Comme tout fan de Michel Gondry qui se respecte j’ attendais juste L’ écume des jours avec grande impatience ! Verdict…

Pour : on qualifiait le défi d’  « impossible « de porter à l’ écran le célèbrissime roman surréaliste de Boris Vian, mais ca n’ a pas effrayé Michel Gondry, loin de la, dont l’ univers poétique et loufoque colle parfaitement à l’ esprit de l’ écrivain. Petit rappel pour ceux et celles qui auraient oublié le roman.. : L’ écume des jours c’ est l ’histoire surréelle et poétique d’un jeune homme idéaliste et inventif, Colin, qui rencontre Chloé, une jeune femme semblant être l’incarnation d’un blues de Duke Ellington. Leur mariage idyllique tourne à l’amertume quand Chloé tombe malade d’un nénuphar qui grandit dans son poumon. Pour payer ses soins, dans un Paris fantasmatique, Colin doit travailler dans des conditions de plus en plus absurdes, pendant qu’autour d’eux leur appartement se dégrade et que leur groupe d’amis, dont le talentueux Nicolas, et Chick, fanatique du philosophe Jean-Sol Partre, se délite. Pour ma part, j’ ai trouvé que l’ univers imaginé par Gondy était esthétiquement très beau et en adéquation avec le roman, et on retrouve l’ esprit « Gondry » : un univers poétique et ludique, où les décors sont fait de brics à brac et de cartons pâte.

Contre : mais malheureusement le film est surchargé d’ effets visuels qui viennent ternir l’ ensemble ( alors que pris séparément les effets sont très beaux ). S’ ajoute à ca, un casting hoolywoodien, avec des acteurs vu et revu qui n’ apportent aucune originalité au film ( Romain, Duris, Audrey Tautou, Omar, Gad Elmaleh.. ), et des ambiances rétro à la « Amélie Poulain » qui, pour moi, n’ était absolument pas nécessaire.

Verdict

Déception, pour ma part… Même si le film reste dans l’ esprit d’ un Gondry, son cinéma s’ est transformé en « Gondry à l’ Américaine » et c’ est bien dommage… Et, puis, bon, le film dure juste 2h, beaucoup trop long, pour la première fois de ma vie, je me suis fait chier devant un GondryGondry, tristesse…

Maud