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/// Ciné : Tom à la ferme – Le dernier Xavier Dolan ///

25 Avr

tom-a-la-ferme-onesheet_fre_hrSynopsis TéléramaUn jeune publicitaire se rend à la campagne aux funérailles de son amant décédé dans un accident de la route. Il arrive dans une ferme de vaches laitières où il rencontre la mère du défunt, qui ne le connaît pas, et ne sait pas quel lien il avait avec son fils. Il découvre alors que son amant s’était inventé une vie d’homme marié, et que personne ne connaît son existence. Malgré les circontances, le frère du défunt l’oblige à ne rien dire à la famille et à accepter la supercherie. Le publicitaire semble étrangement fasciné par la situation, et un lien trouble s’établit entre lui et le frère de son amant…

 

Avis : 3,5 / 5 :  Xavier Dolan c’est un peu THE réalisateur bobo par excellence, et si comme moi, vous aviez juste été totalement bluffé par « Les Amours Imaginaires » et « Laurence Anyways » ( personnellement, JUSTE un de mes films préférés..) vous deviez trépigner d’impatience pour la sortie du dernier long métrage de « l’enfant terrible » du cinéma québécois « Tom à la ferme ». Mais, je dois néanmoins l’avouer  ( à contre coeur…) : j’ai été déçue…La plupart des critiques diront que c’est pourtant son film le plus abouti, le plus mature, le plus grave, le plus épuré, surement…le film sillonne  entre différents genres et humeurs, où attirance et répulsion attisent la tension,où l’ambiguïté est le fil conducteur de ce thriller et où la peur et le désir ne font plus qu’un. On doit bien l’admettre : Xavier Dolan maitrise bien les ficelles du thriller psychologique, voire un peu trop, et on a un peu l’impression d’assister à un exercice de style et surtout à un hommage ( trop premier degrés ) à l’une de ses idoles : Hitchcock. On est loin de la claque esthétique de Laurence Anyways ( et de la claque tout court d’ailleurs ), comme si Xavier Dolan avait essayé de rentrer dans la cour des grands à tout prix, pour devenir ( encore plus ) célèbre ( d’ailleurs cumuler le rôle de réalisateur + d’acteur principal n’en est-elle pas la première preuve ? ). Heureusement, l’accent canadien est toujours là pour nous faire sourire, certaines scènes sont à couper le souffle ,ses personnages sont finement travaillés et  son engagement pour les minorités est plus fort que jamais ( en l’occurrence ici pour les gays ), mais le rythme est un peu lent, car OUI pour la première fois : je me suis fait chier devant un Dolan..


Maud

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/// Ciné : Only lovers left alive ///

6 Avr

only lovers left aliveSynopsis Télérama : « Adam et Eve forment un couple de vampires lettrés et cultivés. Dans le port marocain de Tanger, Eve compte sur Christopher Marlowe, le concurrent malheureux de Shakespeare, pour l’approvisionner en poches de sang sain et reste en contact avec son compagnon Adam qui vit à Detroit. Punk aristo lassé par la médiocrité des zombies (les humains), Adam a des idées suicidaires, surtout après la destruction de ses instruments de musique. Animée d’un obscur pressentiment, Eve prend l’avion pour Detroit. C’est alors que ses retrouvailles avec Adam sont perturbées par l’arrivée d’Ava, la sœur éternellement adolescente d’Eve, une enfant qui préfère s’abreuver à la source… »

Avis : 4,5 / 5 : Pour tous les fans de Twilight passez votre chemin, car les apparences sont trompeuses et Only lovers left alive est tout sauf un « film de vampires » (au sens classique du terme). C’est avant tout un film à l’esthétique parfaite, avec Tilda Swinton, plus égérie d’avant garde que jamais, dans une ambiance à la fois contemporaine et nostalgique. Les héros du film sont des dandys cultivés, underground, rock et noctambules et la BO rock qui accompagne le tout est juste parfaite. Il ne se passe pourtant pas grand chose, mais on ne s’ennuie pas une seule seconde, les réflexions philosophiques de l’auteur étant ponctuées par des touches d’humour savamment dosées. Comment vivre quand on a déjà eu plusieurs vies ? Les vampires sont une belle métaphore pour parler de sujet de fond qui touche l’auteur : la mort, l’éternité, l’ennui,  le couple idéal…Un film anticonformiste au possible et qui fait vraiment du bien !


Maud

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Ciné : HER – Spike Jonze

27 Mar

herSynopsis Télérama : « Dans un futur proche à Los Angeles, Theodore Twombly tente de se remettre de sa rupture avec Catherine, qui lui a brisé le coeur. Théodore est un homme complexe et émotif qui pour gagner sa vie, écrit des lettres personnelles sur commande. Solitaire et renfermé sur lui-même, il est intrigué par un nouveau et ingenieux système, une « voix » au service et adaptée à chaque utilisateur. Après avoir initialisé le programme, il fait la rencontre de « Samantha, » une « personne » brillante, sensible et incroyablement drôle. Samantha trouve toujours le bon mot pour le réconforter. Au fil du temps, Theodore ne peut plus se passer d’elle. Ce qui a commencé en amitié se transforme en amour… »

Avis : Le synopsis vous a probablement fait sourire et vous vous demandez comment toute cette histoire est possible. Comment peut-on en réellement tomber amoureux d’un système d’information ? il faut juste imaginer un monde (pas si éloigné du nôtre), où les objets connectés et autres nouvelles technologies ont pris le dessus sur les « vrais » relations humaines; où la solitude semble être reine. Et là, tout devient possible… Loin des sentiers battus, Spike Jonze imagine ce scénario invraisemblable et nous livre cette sublime histoire d’amour à mi chemin entre le monde réel et le monde virtuel. Oubliez les clichés et plongez dans un film d’une originalité et d’une poésie époustouflantes, aux images sublimes et aux dialogues poignants (avec en prime une performance extraordinaire de Joaquim Phoenix). Bref, un film d’une beauté incommensurable. A voir absolument !


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Marine

The Grand Budapest Hotel – Wes Anderson

5 Mar

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Synopsis d’Allociné : « Le film retrace les aventures de Gustave H, l’homme aux clés d’or d’un célèbre hôtel européen de l’entre-deux-guerres et du garçon d’étage Zéro Moustafa, son allié le plus fidèle. La recherche d’un tableau volé, oeuvre inestimable datant de la Renaissance et un conflit autour d’un important héritage familial forment la trame de cette histoire au coeur de la vieille Europe en pleine mutation. »

Notre avis : Pour ceux qui nous connaissent, vous le savez on adore Wes Anderson (notamment son précédent film : Moonrise Kingdom). Alors forcément, on a été plus que conquises en découvrant son tout dernier chef d’oeuvre (et oui, car ça en est un !). Avec The Grand Budapest, Wes Anderson nous emmène dans les confins des univers loufoques les plus incroyables. Et comme d’habitude, visuellement, c’est très beau. Une fois de plus, Wes Anderson a fait preuve d’une imagination plus que débordante et d’une créativité visuelle hors pair. Tout au long du film, on est tenu en haleine grâce à une suite de péripéties sans queue ni tête qui vont emmener nos personnages dans des aventures plus qu’improbables. Et que ça soit Ralph Fiennes, Tony Revolori, Andrian Brody, Jude Law, Bill Murray, Edward Norton (et j’en passe), ils ont tous réussi à donner vie aux personnages décalés du réalisateur.

Bref, du cinéma à l’état pur.

Marine

/// ciné : Nymphomaniac I et II- Lars Von Trier ///

27 Fév

NymphomaniacSynopsis Télérama : Un soir d’hiver, Seligman, un célibataire endurci recueille chez lui Joe, une jeune femme qui vient d’être passée à tabac. Depuis qu’elle est adolescente, la jeune femme a du mal à gérer une envie de sexe dévorante. Elle s’est elle même diagnostiquée nymphomane et s’est même rendu à des séances de thérapie. Joe raconte à son sauveur son parcours, comment elle a perdu sa virginité avec Jérôme, les expériences sado-masochistes avec K., les jugements de l’ambigüe Madame H. Sa maladie l’a emmenée vers certaines extrémités qui lui ont fait perdre son estime de soi. Désespérée et en quête de rédemption, elle cherche à trouver un nouveau sens à sa vie..

Avis : 4/5 : Nymphomaniac, c’était un peu THE film méga attendu de cette nouvelle année 2014; et pourtant à sa sortie il n’a pas suscité autant d’intérêt que prévu : relativement mal noté en presse, les critiques boudent le dernier Lar Von Trier alors que d’autres crient au génie, je dois dire que je me place plutôt dans la dernière catégorie, même si je dois avouer avoir été déçue de ne voir « que » la version censurée raccourcie et non validée par l’auteur…Mais, Nymphomaniac c’est quand même une grosse claque dans la gueule, et dans la lignée de Dancer in the Dark ou de Melancholia, Lars Von Trier a osé s’aventurer dans des sujets tabous, dont il est convenu de ne pas parler : ici, en l’occurrence la nymphomanie. Et c’est tout en psychologie qu’il va puiser dans les abysses de l’esprit de Joe, merveilleusement incarnée par Charlotte Gainsbourg. On découvre une femme à la fois habitée et abîmée par son désir ardent : si elle n’arrive pas à vivre avec lui, elle ne peut vivre sans non plus. Et le jour où elle perd toute sensation sexuelle c’est le drame et vont alors s’en suivre une période « trash » où tout est bon pour essayer de retrouver du plaisir : sadomasochisme, plan à trois, expérience lesbienne… Les scènes sexuelles sont crues, simples, sans fioritures, comme le reste du film, d’une épuration magique, ponctué d’un humour noir si cher à l’auteur, de scènes découpées en chapitrales ludiques et de digressions subtiles. Ame sensible s’abstenir…
Maud

/// Ciné : 12 years a slave – Steeve Mc Queen ///

16 Fév

12 years a slaveSynopsis Télérama : Peu avant le guerre de Sécession, un jeune Noir-Américain vit à New York avec sa famille, et travaille comme comme charpentier et violoniste. Un jour, il est approché par deux prétendus artistes, qui le droguent et l’enlèvent. Il se retrouve dans un bateau allant vers la Nouvelle-Orléans, où il est vendu comme esclave à un propriétaire terrien pour travailler dans les champs de coton. Ce premier «maître» est plutôt bienveillant avec lui. Mais suite à un conflit avec le charpentier du domaine, il est vendu à propriétaire violent, convaincu que maltraiter les esclaves est autorisé par la Bible…

Avis : 4/5 : Je ne dois avouer qu’à la vue de la bande annonce, 12 years a slave ne me donnait pas spécialement envie : sorte de Django revisité, sur fond de recyclage du sujet de l’esclavagisme. Et pourtant étant une MEGA grosse fan de Steeve Mc Queen, je me devais d’aller voir son dernier film, et c’est avec une grande surprise que j’ai adoré ! On y découvre l’histoire (vraie!) de Solomon, qui, du jour au lendemain, alors qu’il vivait comme un bourgeois blanc une vie aisée avec femme et enfants, va se retrouver esclave, pour les douze prochaines années de sa vie… On suit alors la lente descente aux enfers de cet homme, qui « ne veut pas seulement survivre, mais qui veut vivre ». Steeve Mc Queen observe alors les ravages du mal sur des esprits dits civilisés. L’inconscience des bourreaux le trouble et leurs failles le fascinent.  Et évidement, on retrouve son acteur fétiche : Michael Fassbender, à qui que le cinéaste réserve le rôle le plus soigné, le plus ambigu, le plus maléfique. Du grand Steeve Mc Queen, qui film avec brio les ravages de la violence et de l' »inhumanité » pourrait-on dire…

Maud

Yves Saint Laurent – Jalil Lespert

27 Jan

affiche-du-film-yves-saint-laurent-11047051tudjoSynopsis d’Allociné: Paris, 1957. A tout juste 21 ans, Yves Saint Laurent est appelé à prendre en main les destinées de la prestigieuse maison de haute couture fondée par Christian Dior, récemment décédé. Lors de son premier défilé triomphal, il fait la connaissance de Pierre Bergé, rencontre qui va bouleverser sa vie. Amants et partenaires en affaires, les deux hommes s’associent trois ans plus tard pour créer la société Yves Saint Laurent. Malgré ses obsessions et ses démons intérieurs, Yves Saint Laurent s’apprête à révolutionner le monde de la mode avec son approche moderne et iconoclaste.

Notre avis: Qu’on se le dise, Yves Saint Laurent n’est ni le film de l’année, ni une révolution cinématographique… et pourtant vous auriez tord de ne pas aller le voir. Et la raison principale tient en 2 mots : Pierre Niney. Car c’est avec brio qu’il interprète le génie qu’était Yves Saint Laurent. Le mimétisme avec le styliste atteint un paroxysme sans précédent : sa pudeur, sa timidité, sa retenue, sa modestie… tout est absolument bluffant. Dés le début du film, on plonge dans la vie de Saint Laurent, puis très rapidement dans celle qu’il partage avec Pierre Bergé (alias Guillaume Gallienne). La première heure est très touchante et intimiste ; mais à partir de la seconde moitié du film, le rythme diminue … et l’intérêt également. Dommage, car le film aurait vraiment pu être un chef d’oeuvre.


Marine

Le loup de Wall Street – Martin Scorsese

18 Jan

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Le synopsis d’Allociné : L’argent. Le pouvoir. Les femmes. La drogue. Les tentations étaient là, à portée de main, et les autorités n’avaient aucune prise. Aux yeux de Jordan et de sa meute, la modestie était devenue complètement inutile. Trop n’était jamais assez…

Notre avis : Sans aucun doute, l’un des meilleurs films de la fin d’année 2013 ! Avec Le loup de Wall Street, Scorsese signe un véritable chef d’oeuvre, à la fois drôle et poignant.  On est plongé dans la vie de Jordan, jeune américain qui décide de faire fortune dans la bourse … en jouant dangereusement avec l’illégalité. Sans scrupule, machiavélique, obnubilé par l’agent, le sexe et la drogue, le personnage de Jordan est on ne peut plus détestable. Mais incarné par un Di Caprio briantillisme, on est fasciné par son charisme et sa perversité. Les deux premières heures du film (sur 3 !) sont hilarantes et vous plongent dans les Etats-Unis bling-bling. Cependant la dernière heure déçoit un peu et son rythme moins soutenu ajoute un peu des longueurs. Mais mise à part ça, ce film est tout simplement fucking brilliant comme dirait Di Caprio.

Marine

Gravity de Alfonso Cuarón

18 Nov

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Je dois bien vous l’avouer, quand j’ai vu la bande annonce, ça n’a pas été le coup de foudre direct. Car l’espace, les étoiles et compagnie ne sont pas vraiment ma tasse de thé. Mais quand j’ai vu que la note moyenne d’Allociné était de 4.6, que les critiques étaient hyper positives et que tous mes proches ne m’en disaient que du bien… je me suis laissée tenter. Et figurez-vous que j’ai été plus que bluffée!

Pour remettre dans le contexte, voici une brève explication du scénario : le docteur Ryan Stone (Sandra Bullock), experte en ingénierie médicale fait son baptême de l’espace en accompagnant l’astronaute Matt Kowalsky (George Clooney). Lors d’une simple sortie, leur navette est pulvérisée et ils se retrouvent livrés à eux-mêmes en plein milieu de l’espace. Donc vous l’avez compris, tout le film repose sur la fameuse question : s’en sortiront-ils vivants ?

Certes le scénario est simpliste, mais c’est la réalisation qui fait de ce film un véritable exploit cinématographique. Car oui, ça en est bien un ! Durant 1h30, vous êtes en immersion totale dans l’espace. Les images sont époustouflantes et le niveau de détail est poussé à son paroxysme. La 3D rend les scènes de collision totalement époustouflantes. Les jeux de sons qui alternent musiques entrainantes, silences absolus ou respirations haletantes ne font qu’amplifier cet hyperréalisme. Au final, vous êtes émerveillés et tenus en suspens jusqu’à la fin.

Bref, un seul mot résume ce film : CINEMA !

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Marine

/// Ciné : Blue Jasmine – Woody Allen ///

17 Oct

blue jasmineSynopsis Télérama : Jasmine, une femme bourgeoise, tombe de haut en découvrant que son mari, Hal, un homme d’affaires fortuné, est un escroc. Alors qu’elle vivait dans le luxe avec de beaux bijoux et une demeure immense, elle se retrouve à présent sans un seul centime. Perdue et en pleine dépression, cette femme raffinée quitte la ville de New York et ses quartiers mondains pour rejoindre San Francisco. Elle s’installe dans le modeste appartement de sa soeur, Ginger. Elle espère remettre de l’ordre de sa vie. Mais elle se confronte à un univers inconnu. Quant à sa soeur, elle tente de la préserver au risque de mettre en péril son couple. Son petit ami n’apprécie pas sa soeur…

Avis : 4 / 5 : Il faut bien l’ avouer, j’ai beau être une grande fan de Woody Allen, ces derniers films étaient loin d’être des chefs d’oeuvre, mais avec Blue Jasmine, il revient au meilleur de sa forme, proposant une comédie dramatique avec cet humour noir qu’on lui connait si bien. Le personnage de Jasmine est juste et traité en profondeur, et l’ interprétation de Cate Blanchett est tout simplement impressionnant. Et pourtant, à première vue, on aurait pu s’ attendre à ce qu’il tombe dans le cliché, mais c’est tout le contraire !  Et on assiste au portrait le plus intime de cette femme en crise. Un conte noir hyper contemporain qui nous replonge dans l’humour de Woody à ses débuts et on ADOOORE !
Maud